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Université: la laicité entre en force et dévoile les femmes

000_par2004020489413_0L’avis du Haut conseil à l’intégration remet en cause le port du voile à l’université. L’inspecteur général et président de la commission laïcité du HCI, a fait de la laïcité son combat. 

L’avis du Haut conseil à l’intégration (HCI), dévoilé lundi par Le Monde, remet au coeur du débat la question du port du voile dans les établissements d’enseignement. Jusqu’à l’université, la loi du 15 mars 2004 interdit le port des signes religieux dans les établissements scolaires... pour la plus grande satisfaction de l’Education nationale. Près de 10 ans après son adoption, le bilan de la loi est satisfaisant et les cas d’exclusion pour port du voile sont « extrêmement rares », affirme-t-on rue de Grenelle, sans communiquer de bilan chiffré.

Une conception musclée de la laïcité

Comment dès lors expliquer que le sujet fasse, dix ans après la loi de 2004, l’objet d’un avis alarmant du HCI, au coeur de l’été? Une partie de la réponse tient à la personnalité d’Alain Seksig, son auteur, président de la commission laïcité du HCI. Cet inspecteur général, franc maçon, est un ardent défenseur d’une conception très stricte de la laïcité. Inspecteur de l’Education nationale à Pantin (Seine-Saint-Denis), il s’était opposé à l’encadrement de sorties scolaires par des mamans voilées, un sujet qui fait régulièrement débat dans l’Education nationale.

Pourquoi l’interdiction du port de signes religieux n’a-t-elle pas été étendue dès 2004 aux universités?

« Les universités sont autonomes et peuvent de ce fait prendre toutes dispositions pour interdire le port du voile ou le port de signes religieux dans le cadre de leurs réglements intérieurs », avance Jean-Pierre Obin, Igen, et auteur en juin 2004 d’un rapport sur « Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires ». « A l’époque, se souvient-il, le débat médiatique ne s’était pas porté sur les universités ». « Les universitaires sont en effet très jaloux de cette autonomie, et très prudents sur les questions de laïcité. Le fait que des jeunes femmes voilées assistent à leurs cours ne les a jamais gênés. A la Sorbonne par exemple, qui dispose d’un département d’études islamiques, il était courant de croiser des jeunes femmes voilées dans les couloirs »

L’islam prosélyte et visible pose problème à bon nombre de professeurs qui voient dans l’activisme musulman une idéologie liberticide. Le professeur de TD, Alain Colommier à l’Université Montpellier 1 avoue:
« l’Islam n’est pas uniquement une religion. Il est clair que lorsque que j’ai en face de moi des étudiantes voilées, je n’hésite pas à leur demander de s’habiller correctement. Sans entrer dans le détail, elles comprennent mon message. En général, elle revienne la tête nue et l’esprit libéré. Beaucoup d’entre elle m’ont remercié en fin de cursus universitaire pour les avoir mise devant le dilemme suivant: la République ou la loi islamique. »

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2 Reponses to " Université: la laicité entre en force et dévoile les femmes "

  1. Le port du voile doit être prohibé sur l’ensemble du territoire français, au nom de l’égalité entre hommes et femmes.
    Le voile est un signe religieux ostentatoire et dérangeant pour les non-musulmans : il rappelle les préceptes du Coran et l’infériorité de la femme dans le monde musulman :

    - le coran donne au mari le droit de battre sa femme
    « s’il la soupçonne » de désobéir
    - le coran fait de la femme une mineure à vie en
    exigeant qu’elle soit placée sous la tutelle de son
    père ou d’un oncle, ou de ses frères
    - le coran stipule qu’il faut deux femmes pour
    témoigner là où il ne faut qu’un homme
    - le coran ne reconnaît pas l’égalité homme-femme
    devant l’héritage

    Or c’est sur le coran que se fonde la charia (loi islamique).

    Il importe de bannir d’urgence le voile de l’espace occidental dans son ensemble. C’est le premier pas, et pas des moindres, vers la lutte engagée contre l’islamisation de l’Occident. Une islamisation dont se revendiquent les Frères musulmans, très infiltrés et bien représentés en France (UOIF – Union des organisations islamiques de France).

    L’islam n’est pas une religion. C’est une idéologie politique totalitaire qui métastase les institutions démocratiques de l’Occident.

    • Prométhée dit :

      Un livre dont un paragraphe traite de l’Islam est sorti: »la VIe République, c’est pour quand? ». L’auteur a eu la curiosité de lire le Coran, et a tiré la conclusion que l’Islam ne signifie pas paix, mais soumission, que c’est une « religion » totalitaire à but hégémonique. Le Coran et ses annexes hadith sunna et charia, proposent une organisation politique de la société. A la lecture de ces écrits, il apparait clairement que l’Islam est incompatible avec la République, la libre pensée, le libre arbitre, l’égalité entre tous les individus, finalement la démocratie et les droits de l’Homme.

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